L’Organisation internationale de la police criminelle (Interpol) a suspendu la notice rouge émise à l’encontre de Paul Watson par le Japon jusqu’à l’examen complet de l’affaire par sa commission de contrôle des fichiers. Cette dernière devrait rendre sa décision définitive après sa session de juin, indique l’antenne française de Sea Shepherd, ONG de défense des océans fondée par Paul Watson. Entre-temps, la liberté de mouvement du capitaine est rétablie et les États et organisations membres d’Interpol sont tenus d’ignorer la demande d’arrestation japonaise. Le Japon avait émis un mandat d’arrêt international en 2012 à l’encontre du militant écologiste, qu’il accuse de « conspiration d’abordage » pour des faits remontant à 2010. D’après les autorités nippones, Paul Watson serait coresponsable d’avoir blessé au visage un marin sur un baleinier en jetant une boule puante sur le pont du navire. En raison de ce mandat, le capitaine avait été arrêté et détenu cinq mois au Groenland, avant d’être finalement libéré et de rejoindre la France (woxx 1810 et 1817). D’après Sea Shepherd France, la commission a exprimé des doutes quant à la conformité de cette notice, du fait de la motivation politique du Japon, de la disproportion du mandat d’arrêt ainsi que des risques de mauvais traitements en détention et de violation des droits fondamentaux de Paul Watson, notamment son droit à un procès équitable. Le Japon a pour sa part indiqué « [souhaiter] collaborer avec les ministères et organismes concernés pour réagir de manière appropriée », fait savoir le quotidien français La Voix du Nord.
Le personnel médical, une cible militaire
En 2025, 1.981 personnes ont trouvé la mort dans 1.348 attaques contre des installations médicales dans des conflits. Un niveau record et un doublement du nombre de victimes par rapport à 2024, s’alarme Médecins sans frontières (MSF), sur la base de chiffres de l’Organisation mondiale de la santé. Le Soudan est le pays le plus touché, avec...

