Au moins depuis les attentats en France, on est bien conscient que les socialistes aussi peuvent craquer pour l’autoritarisme. Il semble que cette tendance soit en train de se propager au Luxembourg. Entre un Alex Bodry qui rêve d’invoquer l’état d’urgence pour loger des réfugiés et un Étienne Schneider dont la réforme de la police ouvre de nouvelles dimensions, difficile de choisir. Pourtant, cette réforme vient d’être durement critiquée par la Commission consultative des droits de l’homme (CCDH). Après les avis des différents parquets, c’est à la CCDH de mettre en cause les nouveaux droits qu’accorderait cette réforme à la police « administrative » (ce qui désigne la police « normale », par opposition à la police judiciaire). Et pour cause : contrôles d’identité sans raison apparente, fouilles de véhicules et de bâtiments, périmètres de « sécurité » – tout serait permis sans grands garde-fous. Or, rappelle la CCDH, même le législateur français insiste sur le « cadre exceptionnel » de l’état d’urgence dans lequel ces mesures s’imposeraient et conseille au gouvernement de baisser le flingue et de préciser son projet de loi. On sait que les élections approchent, mais de là à généraliser l’état d’urgence pour calmer l’électorat, il y a mieux à faire.
Santé : Les métiers du soin toujours en tension
Le secteur de la santé et du social peine à recruter au Luxembourg. Selon le premier baromètre du recrutement de MediNation.lu, près de la moitié des 60 structures interrogées font face à de sérieuses difficultés pour trouver du personnel.

