Au moins depuis les attentats en France, on est bien conscient que les socialistes aussi peuvent craquer pour l’autoritarisme. Il semble que cette tendance soit en train de se propager au Luxembourg. Entre un Alex Bodry qui rêve d’invoquer l’état d’urgence pour loger des réfugiés et un Étienne Schneider dont la réforme de la police ouvre de nouvelles dimensions, difficile de choisir. Pourtant, cette réforme vient d’être durement critiquée par la Commission consultative des droits de l’homme (CCDH). Après les avis des différents parquets, c’est à la CCDH de mettre en cause les nouveaux droits qu’accorderait cette réforme à la police « administrative » (ce qui désigne la police « normale », par opposition à la police judiciaire). Et pour cause : contrôles d’identité sans raison apparente, fouilles de véhicules et de bâtiments, périmètres de « sécurité » – tout serait permis sans grands garde-fous. Or, rappelle la CCDH, même le législateur français insiste sur le « cadre exceptionnel » de l’état d’urgence dans lequel ces mesures s’imposeraient et conseille au gouvernement de baisser le flingue et de préciser son projet de loi. On sait que les élections approchent, mais de là à généraliser l’état d’urgence pour calmer l’électorat, il y a mieux à faire.
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...

