La Société européenne des satellites (SES) est-elle impliquée dans le pilotage de drones armés ? C’est ce que demande le député Déi Lénk Serge Urbany dans une question parlementaire urgente. Dans un communiqué, il justifie son inquiétude : « La société SES, dans laquelle l’État luxembourgeois détient des parts, est fière que des drones mortifères soient pilotés par des satellites de sa filiale ‘Governement Solutions’, bien que cela soit contraire au droit international. » Urbany renvoie au site ses-gs.com, sur lequel la société fait effectivement la promotion du pilotage de drones Predator et Gray Eagle, couramment utilisés pour des « assassinats ciblés ». Ce type d’opération est fortement critiqué, aussi bien pour son caractère extrajudiciaire que pour les fréquentes morts d’innocents (« dommages collatéraux »). Le Luxembourg se rendrait donc, le cas échéant, complice de crimes de guerre, comme nous l’avions prédit il y a un an déjà (woxx 1290). Mais tout cela est une question de point de vue. En effet, à une question précédente, concernant uniquement le satellite militaire gouvernemental, le ministre de l’armée Étienne Schneider avait clarifié les choses : seuls nos « partenaires fiables » devraient louer ce satellite – pour lui, forcément, ils « respectent le droit international ».
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...

