Sites ardoisiers de Martelange : de l’ambition

Pendant longtemps, les sites ardoisiers de Haut-Martelange et Rombach ont sombré dans l’oubli périphérique. La nouvelle ministre de la Culture Sam Tanson affiche tout de même un plan pour leur avenir.

(© Musée de l’ardoise)

Un peu drôle, cette question parlementaire concoctée par le député DP André Bauler, vu qu’elle s’adresse encore à « Monsieur le ministre de la Culture », alors que le 30 novembre, date de sa déposition, tout pointait déjà dans la direction que la nouvelle locataire de l’Hôtel des Terres rouges serait une femme. Bauler s’inquiète pour le concept muséal et touristique, les travaux à réaliser et l’implication de la commune de Rambrouch.

N’empêche que sa question est pertinente : alors que dans le programme gouvernemental de 2013 les sites ardoisiers étaient inscrits au menu – le gouvernement a promis de les relancer sur la même lancée que le hall des soufflantes à Belval –, la mouture 2018 ne les mentionne pas.

Cela ne veut pourtant pas dire que Sam Tanson n’a pas de plan pour ces sites historiques dans l’ouest du pays. Ainsi, elle assure que « la première phase de revalorisation (…) décidée par le gouvernement précédent vise à mettre en place les infrastructures nécessaires en vue de l’exploitation journalière du Musée de l’ardoise ». Celle-ci comprend entre autres un bâtiment d’accueil provisoire, une taverne (« Bopebistro »). Des « multitudes d’applications concrètes en relation avec les contenus des sciences naturelles enseignées dans nos écoles », notamment en géologie, seraient à explorer.

Plus loin, Tanson détaille encore une fois que la gestion ne se fera pas exclusivement par l’asbl Amis de l’ardoise, mais bien par la nouvelle association Musée de l’ardoise asbl fondée en décembre de cette année conjointement par les ministères de la Culture et de l’Économie, la commune de Rambrouch et les Amis de l’ardoise. Ceci confirme la mainmise étatique sur ce projet, qui pendant longtemps n’a vécu que de l’engagement des bénévoles. Reste la question de savoir pourquoi les ministères n’ont pas simplement conventionné l’association originelle, ce qui se fait pourtant dans d’autres secteurs. Au-delà de plus de détails sur des travaux de pompage à effectuer pour libérer plus d’espace sous terre à visiter, Tanson confirme également que c’est bien le Service des sites et monuments qui sera le maître d’ouvrage des travaux.


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