Space mining : le Japon ouvre le chemin

von | 25.09.2018

La réussite de la mission Hayabusa 2 pourrait être un premier pas vers la réalisation du space mining – heureusement qu’en hiver dernier le Luxembourg a signé un accord avec l’agence spatiale nippone.

Un modèle de l’Hayabusa 2 – au Jaxa Space Center à Tsukuba. (photo:©woxx)

Ils l’ont donc fait : le faucon pèlerin (Hayabusa en japonais) a fait atterrir avec succès deux robots mobiles « Minerva II-1 » (ou Rover 1A et 1B) sur l’astéroïde Ryugu. Une première après la réussite de l’opération de l’agence spatiale européenne (ESA) lorsqu’elle a réussi à poser sa sonde Philae sur la comète  67P/Tchourioumov-Guérassimenko en 2014. D’ailleurs, par le biais d’une coopération franco-allemande, l’ESA participe aussi à la mission nipponne et devrait faire descendre son propre atterrisseur baptisé Mascot à partir du 3 octobre cette année.

À la différence des rovers japonais, Mascot sera immobile et se contentera de collecter des informations sur le sol et le sous-sol du corps céleste. Les rovers Minerva ont une mission plus risquée : ils seront les premiers à rapporter des échantillons sur terre. Ils enverront leurs échantillons à la station-mère de l’Hayabusa 2 – qui à son tour éjectera une capsule vers notre planète bleue. L’atterrissage de la capsule est prévu pour 2020.

Au-delà de l’importance scientifique de cette prouesse technique acclamée de par le monde, elle est sûrement suivie avec un intérêt spécifique au grand-duché. En effet, lors de la visite d’État au Japon en hiver dernier, le Luxembourg a signé un accord de coopération avec la Jaxa (l’agence spatiale nipponne) – aussi dans la perspective de profiter un jour des technologies mises au point par les ingénieurs de la Jaxa afin d’exploiter commercialement les comètes et les astéroïdes.

Bref, le Luxembourg fait avec l’espace comme le Japon avec les baleines : sous prétexte de scientificité, il cherche surtout son propre profit. Honni soit qui mal y pense.

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