La méthode Trump de l’intimidation et du coup de force pour s’exonérer des règles communes fait une nouvelle victime : l’impôt minimal mondial de 15 % sur les multinationales, adopté en 2021 sous le nom de « Pilier 2 » par près de 140 pays, sous l’égide de l’OCDE. Ce lundi 5 janvier, le ministère américain des Finances a annoncé avoir conclu des négociations avec 145 pays « pour que les entreprises ayant leur siège social aux États-Unis soient soumises uniquement aux impôts minimaux américains et exemptées du Pilier 2 ». Une « victoire historique » qui « préserve la souveraineté américaine » et « protège les entreprises et travailleurs américains contre les dérives extraterritoriales », estime le ministère. Dès son retour au pouvoir, Donald Trump avait annoncé que les États-Unis ne se conformeraient pas à cet accord, conçu pour lutter contre l’évasion fiscale. Le président avait menacé d’une « revenge tax » d’au moins 20 % les entreprises étrangères opérant sur le sol américain et dont le pays d’origine appliquerait l’impôt minimum aux groupes américains. La menace a porté ses fruits et l’exemption créera une distorsion de concurrence en faveur des multinationales américaines, mettant à mal l’avenir même de cette mesure laborieusement négociée pendant des années. Joe Biden avait soutenu et encouragé la conclusion de l’accord en 2021, mais ne l’avait pas signé avant son départ de la Maison Blanche.
Ukraine : défendre les droits syndicaux
« L’Ukraine ne peut être défendue que si ses salariés sont respectés, consultés et impliqués dans les processus de décision », affirme la Confédération européenne des syndicats (CES), à l’issue d’une rencontre avec des syndicats ukrainiens, à Bruxelles, le 3 février. Cette réunion de coordination avait pour objectif de renforcer la coopération...

