« L’Ukraine ne peut être défendue que si ses salariés sont respectés, consultés et impliqués dans les processus de décision », affirme la Confédération européenne des syndicats (CES), à l’issue d’une rencontre avec des syndicats ukrainiens, à Bruxelles, le 3 février. Cette réunion de coordination avait pour objectif de renforcer la coopération entre la CES et des syndicats européens avec leurs homologues ukrainiens. Si tout le monde convient que la situation est complexe du fait de la guerre d’agression menée par la Russie, « plusieurs projets de loi soulèvent de vives inquiétudes, notamment en matière de représentativité syndicale, de couverture des conventions collectives et de respect de la liberté syndicale », constate la CES, dans un communiqué relayé par l’OGBL. En parallèle à l’aide humanitaire déjà en place entre syndicats européens et ukrainiens, la CES « travaille activement à formuler des amendements juridiques et à faire pression pour que ces réformes soient conformes aux normes sociales européennes et internationales », indique l’organisation. Une autre préoccupation concerne la reconstruction à venir : « Celle-ci devra impérativement placer le travail décent, la protection sociale et la négociation collective au cœur des politiques publiques et des investissements, notamment à travers des règles strictes en matière de marchés publics », insiste la CES, alors que l’Ukraine fait toujours face à un haut niveau de corruption.
Danse : When the Bleeding Stops
À 47 ans, la chorégraphe islandaise Lovéisa Ósk Gunnarsdóttir brise un tabou tenace : la ménopause. Avec « When the Bleeding Stops », présenté au Kinneksbond, elle transforme bouffées de chaleur et silences hérités en manifeste chorégraphique collectif - un geste artistique qui refuse l’invisibilisation des corps vieillissants et revendique leur puissance.

