FÊTE DE LA MUSIQUE: Same procedure as every year

Comme chaque année, le monde entier commence la saison estivale avec un phénomène issu de « l’exception culturelle française » : La fête de la musique.

La foule en liesse à Luxembourg-ville: une scène qui risque de se répéter cette année.

Gageons que si la procession d’Echternach a mis quelques centaines d’années avant d’être reconnue comme patrimoine mondial de l’Unesco, la fête de la musique devrait faire le même pas dans quelques décennies. Et cela non seulement à cause de son caractère païen, fêtard et jouissif qui n’a rien à voir avec la « prière avec les pieds » d’Echternach, mais surtout à cause de sa dimension planétaire. Partie de Paris au début des années 80, la fête de la musique – une invention de l’alors ministre de la culture Jack Lang – a conquis les cinq continents et est l’occasion de partager la joie de faire de la musique ou de l’aimer tout simplement dans une atmosphère festive pendant quelques jours.

Ce n’est donc pas étonnant que dans un pays comme le Luxembourg – qui selon les statistiques compte la plus haute densité d’ensembles musicaux en Europe – cette occasion soit fêtée avec entrain. Un tel engouement d’ailleurs que chaque année, la rédaction du woxx, et particulièrement les responsables des pages « Wat ass lass » de notre agenda culturel, font face au même dilemme : doit-on ou ne doit-on pas imprimer tous les concerts qui ont lieu entre le 17 et le 21 juin dans le cadre de la fête de la musique ? Après quelques tentatives afin de maîtriser cette masse d’événements et aussi vu les changements de programmation qui peuvent avoir lieu au cours de la fête, nous avons décidé de ne publier que ce petit article pour vous révéler nos coups de coeur. Le reste est aisément consultable sur le site luxembourgeois de la fête de la musique.

Commençons donc par le lieu le plus évident, qui n’est pas la capitale, mais la ville de Dudelange qui, historiquement, était la première à fêter la musique au grand-duché. Même si cette fois les héros locaux d’Eternal Tango ne seront pas de la partie – les années précédentes, c’étaient tout de même eux qui avaient attiré la plus grande foule dans leur ville natale – les « usual suspects » ne manquent pas à l’appel : Metro, Mutiny on the Bounty, Hal Flavin et Babyoil, ces papys de la scène rock feront bien leur prestation sur le « Why Not Stage » et le « Planet Stage », ce samedi. Mais les newcomers ont leur place aussi à « Dudetown », comme Angel at my Table ou encore les Birdbones, qui présenteront d’ailleurs leur nouvel album au d:qliq, ce vendredi 17 juin. Les amateurs de musique plus calme pourront se réfugier dans l’église où les amis de l’orgue leur serviront recueillement et sérénité. Et celles et ceux qui préfèrent les sons électroniques devront trouver la rue de la Libération, où le collectif de DJ Madfreax a organisé une scène juste pour eux. Mais la capitale n’est pas en reste et les amoureux de la musique pourront trouver du folklore sur le Knuedler, de la musique acoustique sur la place d’Armes, de l’alternatif pur jus – avec notamment les newcomers de No Metal in This Battle – à la place des Bains et de l’electro ainsi que du hip-hop dans la rue du Saint-Esprit.

Les environs de la capitale – Bertrange et Bridel – ont eux aussi une programmation, avec notamment un point fort sur le blues et l’acoustique en plein air à Bridel. Last but not least, la métropole du fer, Esch-sur-Alzette, mise cette année sur une édition plus élargie de la fête de la musique avec notamment un « Social Jam » qui rassemble sur scène de jeunes musiciens auxquels on donne une première chance de se produire. La soirée sera clôturée par les matadores du Nord, Inborn!. Et celles et ceux qui veulent rester dans le Sud peuvent aller jusqu’à Kayl pour voir des groupes assez différents comme Porn Queen ou Daniel Balthasar.

Comme on vient de l’indiquer, cet article est loin d’être exhaustif à propos de ce qui se passera ce week-end. A vos ordinateurs si vous voulez en savoir plus !

Plus d’infos: www.fetedelamusique.lu


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