Vers la fin mars, deux organismes représentant l’industrie de l’acier européenne, Eurofer – dont ArcelorMittal est membre – et Orgalime, en ont fait sursauter plus d’un-e. Dans une déclaration commune, ils s’inquiétaient de possibles ententes illégales sur les prix et des mouvements de consolidation qui s’annonceraient dans le petit monde des producteurs de minerai de fer – matière première de l’industrie de l’acier – dont le gros du marché est tenu par trois multinationales. Dans leur communiqué, les deux institutions parlent d’un prix qui pourrait même dépasser les 80 pour cent des prix actuels. Si cela devait devenir réalité, les conséquences en seraient catastrophiques. Non seulement pour les marchés mondiaux qui croient sentir une timide reprise, mais surtout pour les travailleurs – une telle perspective ouvrirait la voie à de nombreux nouveaux licenciements dans un secteur déjà exsangue. Et finalement aussi pour le consommateur, qui éprouvera cette hausse dans les rayons des supermarchés. Mais, avant de semer la panique, il faut être prudent avec de telles déclarations : elles sont souvent intéressées et peuvent servir à obtenir des contreparties des gouvernements. Quoiqu’il en soit, Eurofer et Orgalime ont officiellement alerté la commission européenne à ce sujet. Affaire à suivre, donc.
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
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