Dans l’affaire Diekirch, qui avait soulevé un vent de manifestations et de déclarations de solidarité inouïes au grand-duché, les choses se clarifient. Après l’annonce, il y a quelques mois, qu’un nébuleux « groupe d’investisseurs » qui souhaitait rester anonyme, avait trouvé un accord avec la brasserie et la multinationale InBev qui en est le propriétaire, les noms de ces cavaliers blancs viennent enfin de tomber. Il s’agit d’une société anonyme « Saphir Capital Partners », créée en décembre 2009 et regroupant trois autres sociétés: Edison Capital Partners, Otago S.A. et ECP Holdings S.A. C’est surtout cette dernière qui paraît intéressante : comme on peut le lire au mémorial C, cette holding est domiciliée aux British Virgin Islands, paradis fiscal par excellence. Donc, celles et ceux qui croyaient que la tempête néolibérale qui s’est abattue sur leur marque de bière préférée se serait calmée, peuvent se détromper : ce n’est qu’un début. Diekirch restera à la merci de la finance internationale, d’autant plus qu’en contrepartie de leur argent, « Saphir Capital Partners » est maintenant propriétaire des terrains de la brasserie, qui, quant à elle, ne garde que ses machines.
Au Liban, les déplacé·es manquent de tout
Il ne se passe presque pas un jour sans que le cessez-le-feu conclu le 16 avril au Liban soit violé, lsraël et le Hezbollah s’accusant mutuellement de le rompre. Pendant ce temps, Tsahal continue d’effacer les localités situées entre la frontière nord de l’État hébreu et le fleuve libanais Litani, une bande d’une dizaine de kilomètres de...

