Tous des martyrs. Ou presque. C’est bien connu, les hommes et femmes politiques de haut rang n’ont qu’une obsession en tête : l’intérêt commun. La vanité ou le pouvoir leur sont étrangers. C’est l’impression qu’ils donnent en tout cas dans le dernier numéro du mensuel « forum » qui consacre deux articles intéressants sur les conflits d’intérêt au Luxembourg entre les milieux d’affaires et la politique. Ainsi, nos collègues ont interrogé Lucien Lux, le président du groupe socialiste à la Chambre, sur ses accointances avec l’homme d’affaires Flavio Becca et sa présence au sein du conseil d’administration de Leopard Trek, l’équipe cycliste financée par ce dernier. Refusant de dire quels émoluments il perçoit, il confie qu’il voulait simplement soutenir un « projet intéressant ». Pas intéressé non plus son homologue du CSV, Jean-Louis Schiltz, second au ranking des cumulards au sein de cinq conseils d’administrations (après Michel Wolter, qui décroche la « médaille d’or » avec sept sièges), pour qui il est important que les politiques aient des liens avec le monde économique. Idem pour Lux qui pense que cela éviterait aux hommes politiques de « vivre dans une bulle ». Par contre, les bulles ouatées des conseils d’administration permettent bien mieux de connaître le quotidien des « petites gens ».
Harcèlement moral : plus de moyens pour l’ITM
En avril 2023, la Chambre adoptait une loi pour lutter contre le harcèlement moral au travail, en confiant à l’Inspection du travail et des mines (ITM) la charge de traiter les plaintes et de mener d’éventuelles enquêtes. Où en est-on trois ans après ? Répondant à une question parlementaire du député pirate Sven Clement, le ministre du...

