Les organisations qui avaient mobilisé contre la centrale de Cattenom dans les années 70 ont décidé le 28 mars de mettre sur pied un Comité d’action contre le nucléaire. Celui-ci envisage d’ores et déjà la tenue d’une manifestation dans le courant du mois d’avril. Pour l’anecdote, la constitution du comité fut accueillie avec perplexité dans les milieux gauchistes, car seuls deux partis, les Verts et le LSAP y figuraient. Nous avons déjà appris que déi Lénk a fait sa demande d’adhésion. Plus étonnant, le DP et même le CSV, qui comptent probablement surfer sur la vague anti-nucléaire, ont fait de même. Quant à d’autres éventuelles demandes, le Comité préfère attendre la réunion de mercredi prochain où elles seront discutées avec les représentants de ces organisations. La condition pour pouvoir être membre est d’être d’accord avec les trois points qui constituent un appel au gouvernement : un arrêt immédiat des centrales de Cattenom/Chooz/Fessenheim, de Tihange/Doel et de Biblis/Philippsburg, une politique de l’UE refusant le nucléaire, tout comme un concept énergétique national ayant pour but de rendre le Luxembourg indépendant des énergies nucléaires et fossiles. Puisque les deux partis majoritaires semblent se reconnaître dans ces objectifs, ces revendications devraient passer comme une lettre à la poste lors d’un prochain Conseil de gouvernement. N’est-ce pas ?
Quality of Work Index : Le travail, c’est toujours pas la santé
Les conditions de travail se dégradent au fil des ans. C’est le constat dressé par la Chambre des salariés (CSL) dans l’édition 2025 du « Quality of Work Index Luxembourg ». L’insatisfaction au travail n’a jamais été aussi élevée depuis l’existence de cette étude qui, cette année, met l’accent sur le déficit en matière de formation continue.

