Une chose est sûre, le nouveau centre de rétention au Findel va retenir notre attention pour longtemps encore. Déjà, avant même qu’il n’ouvre ses portes, il se trouve au centre d’une polémique qui oppose la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et la direction du futur centre. Après avoir visité le chantier, le secrétaire de la LDH, Serge Kollwelter, avait exprimé de vives critiques concernant notamment la taille des cellules, le mobilier très minimaliste, l’aspect très prison de l’architecture ainsi que le fait que la cour intérieure ne dispose même pas de bancs pour s’asseoir – apparemment la direction craint que ceux-ci ne soient utilisés par les « retenu-e-s » de se faire la belle. Réagissant à ces propos, le directeur du centre de rétention, Fari Khabirpour, a tout simplement nié les reproches de la LDH en invoquant notamment que les cellules correspondaient aux normes internationales et que des bancs étaient commandés. Selon lui, le centre ne serait pas une prison, mais un « centre fermé » et son équipe allait tout mettre en oeuvre pour travailler avec les personnes, pour éviter qu’ils ne soient évacués de force par la police le jour où elles devront rentrer dans leur pays. En tout cas, si le dialogue de sourds commence déjà avant l’ouverture, le centre de rétention a encore de beaux jours devant lui.
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...

