Le ministère de l’éducation nationale (MEN) va-t-il trop loin en matière de collecte de données personnelles ? C’est du moins ce que pense l’Union nationales des étudiant-e-s du Luxembourg (Unel) dans un communiqué de presse. En effet, mu par le souci d’améliorer l’orientation des élèves, le MEN entend s’octroyer, par la voie d’une proposition de loi, le droit de constituer une base de données exhaustive sur les élèves du Luxembourg. L’Unel approuve le principe que le MEN accroisse sa connaissance de la population scolaire afin d’améliorer ses possibilités de planification et d’évaluation. Elle estime toutefois que la quantité d’informations collectée est démesurée et elle déplore que les données personnelles telles que les noms, adresses et matricules ne soient pas suffisamment séparées des données « purement statistiques » que sont la langue maternelle, la nationalité, l’origine socio-professionnelle et la classe sociale des parents. De plus, ces données ne seraient effacées qu’au plus tôt quinze ans après l’accomplissement de la scolarité de chaque élève. Autre pierre d’achoppement : le nombre d’administrations et de services (dont l’Université et le Ceps-Instead) qui auraient accès à ce fichier, serait trop élevé. Et de proposer au MEN de profiter des vacances scolaires pour revoir sa copie.
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