Le Bommeleeër : un fumigène ?

Ils doivent bien se marrer dans leur cachette, les poseurs de bombes qui ont tenu en haleine le pays au milieu des années 1980. Une fois de plus, le pays entier est à leurs trousses et une fois de plus c’est le même scénario : l’opacité augmente au fur et à mesure que les recherches avancent. Alors que l’ancien directeur général de la police Pierre Reuland refait surface et est accusé d’être un des principaux intéressés à étouffer l’affaire, les députés inondent les ministères de questions parlementaires urgentes et les médias de communiqués de presse alarmants. Des détails jusqu’ici inconnus ou du moins longtemps occultés apparaissent presque chaque jour, contribuant ainsi à la confusion générale. De telle façon d’ailleurs qu’on est en droit de se demander si la question cruciale de l’affaire Bommeleër, le « à qui profite le crime ?» ne s’appliquerait pas aussi à la résurrection de l’affaire. En effet, tandis que le pays cogite sur les relations entre l’affaire avec le BKA ou le FBI, il ne s’occupe pas des conflits sociaux, ni des guerres politiques d’antichambre qui se trament en même temps…


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