L’Union européenne et ses Etats membres adorent l’austérité, les coupes de dépenses et les réductions d’effectifs. Et ce qu’ils font subir aux populations, pourquoi ne le feraient-ils pas aux fonctionnaires européens ? C’est la raison pour laquelle hier, le jeudi 8 novembre, les syndicats de la fonction publique européenne ont appelé à une grève interinstitutionnelle. Capitale européenne avec Bruxelles et Strasbourg, Luxembourg a donc aussi été touché. Les syndicats reprochent aux Etats membres de continuer « à attaquer sans relâche nos conditions d’emploi » et exigeraient « des coupures dans les dépenses administratives qui mettraient à genoux les institutions de l’Union ». Mais ils s’en prennent également à la Commission qui « continue ses réductions d’effectifs, anticipant les débats sur les perspectives financières et créant dans tous les services désarroi et désorganisation ». Et le temps presse : le 14 novembre, le président du Conseil, Van Rompuy, entamera les contacts avec les Etats pour préparer les négociations sur les perspectives financières car la décision devrait être prise lors du sommet des 22 et 23 novembre. Entre-temps, une seconde grève est prévue pour le 16 novembre. Rappelons que le 14 novembre sera une autre journée de grève : les syndicats de Grèce, d’Espagne et du Portugal ont appelé à la grève générale.
Le personnel médical, une cible militaire
En 2025, 1.981 personnes ont trouvé la mort dans 1.348 attaques contre des installations médicales dans des conflits. Un niveau record et un doublement du nombre de victimes par rapport à 2024, s’alarme Médecins sans frontières (MSF), sur la base de chiffres de l’Organisation mondiale de la santé. Le Soudan est le pays le plus touché, avec...

