Il a beau être fait de grosses ficelles, le piège tendu par les fractions gouvernementales aux fractions de l’opposition est du genre à porter ses fruits. Dans le contexte d’austérité généralisée, les chefs de fraction du LSAP, Lucien Lux et du CSV, Marc Spautz, ont proposé d’abolir le treizième mois des députés. La réaction des députés de tous les partis d’opposition représentés à la Chambre ne s’est pas fait attendre : dans un communiqué de presse commun, le DP, les Verts, l’ADR et Déi Lénk ont fait savoir qu’ils s’opposaient à cette mesure. Leur argumentation porte notamment sur le fait que l’abolition du treizième mois des députés pourrait servir de précédent s’étendant à l’ensemble du salariat. La crainte des députés a aussi une autre explication, mais qui apparaît de manière moins explicite : il y a quelques semaines, Lux avait lancé l’idée de réduire les frais de fonctionnement des fractions parlementaires. Un jour plus tard, c’est le député de Déi Lénk, Serge Urbany, qui publie l’ensemble de ses revenus. Reste à voir si les autres le suivront dans cette démarche.
Du neuf au LSAP et du rififi à l’ADR
Chez les socialistes, Francine Closener et Dan Biancalana ont cédé la coprésidence du parti à Georges Engel et Maxime Miltgen, lors du congrès du LSAP, à Hollerich, samedi 14 mars. Un choix de direction intergénérationnelle pour préparer au mieux les législatives de 2028, avec l’ambition de revenir au gouvernement. Le premier, député du Sud et...

