(lc) – Comme chaque année, l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies a publié son rapport annuel. Et comme chaque année, les tendances se ressemblent : l’invasion de drogues chimiques en remplacement des substances plus traditionnelles se poursuit – en grande partie grâce à la politique de répression toujours aussi aveugle que coûteuse. Ces « legal highs » qu’on peut se procurer par internet et qui ne sont interdits qu’au fur et à mesure de leur découverte sont la preuve que le marché a toujours une longueur d’avance sur les régulateurs. Pourtant, le cannabis reste de loin la drogue la plus consommée en Europe, avec une nouvelle tendance : sa production devient de plus en plus locale. Les drogues synthétiques comme l’ecstasy, le MDMA et le Crystal Meth continuent à faire des ravages et avancent lentement de l’Est vers l’Ouest – l’Allemagne commence à connaître les mêmes problèmes, dans une moindre mesure, que les Etats-Unis avec les fameuses « cuisines » à Crystal Meth. Concernant les drogues dites « dures », l’héroïne et la cocaïne – voire le crack – les saisies européennes sont en chute constante depuis 2010. Mais cela n’équivaut nullement à une victoire. Comme le note le rapport, cette baisse est aussi due au grand marché de substitution semi-légal qui, lui, se porte de mieux en mieux.
Stratégie nationale de résilience : Pas de panique, le gouvernement est là !
La salle de presse de l’Hôtel Saint-Augustin était remplie ce mercredi 1er juillet. Le gouvernement avait invité les médias pour parler résilience et sécurité. Munis d’un sondage, les ministres Léon Gloden (CSV), Yuricko Backes (DP) ainsi que le premier, Luc Frieden, ont dévoilé leur Stratégie nationale de résilience, le programme «...

