Garantir à chaque réfugié le même accès aux soins médicaux et psychologiques qu’aux résidents luxembourgeois, voilà l’objectif de la ministre de la Santé Lydia Mutsch. C’est ce qu’elle a fait comprendre lors d’une visite du centre médico-social situé rue Marshall, près de la gare. C’est là que sont soumis à un examen médical tous les demandeurs de protection internationale qui arrivent au Luxembourg. Si les médecins voient environ 200 personnes par mois en ce moment, « on pourrait prendre en charge jusqu’au double », affirme la ministre. N’empêche, le ministère a préféré engager deux personnes supplémentaires au cas où. Niveau santé, il n’y aurait rien à signaler pour la grande majorité des arrivants, affirme le docteur Weicherding de l’inspection sanitaire. Néanmoins, les demandeurs de protection internationale seraient tous soumis à des tests de dépistage de maladies contagieuses. Concernant la santé mentale des arrivants, le constat est tout autre. Parmi les réfugiés adultes, près des deux tiers auraient été témoins de violences, tout comme environ 40 pour cent des enfants, explique la psychiatre Juliana D’Alimonte. Troubles de stress post-traumatique, dépressions, flash-back, cauchemars… la liste des troubles psychiques serait longue et la prise en charge ciblée dès le début d’autant plus importante.
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...

