Si la crise frappe évidemment les plus précaires de façon plus brutale, force est de constater que les mesures gouvernementales ne les considèrent pas tous et toutes. Celles et ceux qui travaillent en qualité d’indépendant-e-s le savent, l’affiliation à la CNS coûte un bras chaque mois. Dans un communiqué diffusé cette semaine, l’Asti s’inquiète pour les « personnes qui travaillent en situation administrative irrégulière et ceux exerçant une activité professionnelle occasionnellement sous contrats intérimaires, qui peinent maintenant à couvrir ces dépenses de cotisation ». Car après deux mois de non-paiement, la CNS les retire et les personnes en question perdent leurs droits de couverture santé. Ce qui n’est pas pratique en pleine pandémie. L’Asti demande donc au gouvernement de suspendre « l’obligation de paiement des cotisations à l’assurance volontaire pour la durée de l’état de crise, voire au moins deux mois au-delà ». Et de rappeler que « ces travailleurs ont tout autant le droit d’être soutenus que les employeurs ». Après tout, la flexibilisation de l’emploi fait partie des stratégies gouvernementales, il vaudrait donc mieux qu’il l’assume en temps de crise.
Droits humains : Le fonds souverain norvégien lâche Socfin
Après le fonds de pension suisse BVK, le fonds souverain norvégien se désengage de ses investissements dans Bolloré. En cause, les atteintes présumées aux droits humains liées aux activités de la multinationale luxembourgeoise Socfin, dont le financier français contrôle un tiers des parts. Le fonds souverain norvégien a annoncé le 26 février...

