Pays en crise : stabilité ou développement ?

von | 29.08.2016

L’aide au développement sera-t-elle « utilisée comme prétexte pour financer des programmes de soutien militaire et de sécurité des frontières » ? C’est ce qu’a voulu savoir, entre autres, le député LSAP Marc Angel de son camarade ministre Romain Schneider. La question parlementaire se réfère à l’adaptation de l’« Instrument contribuant à la stabilité et à la paix » (IcSP), un instrument financier de l’UE destiné à prévenir ou à réagir à des situations de crise extérieures. Un groupe de pays, parmi lesquels le Luxembourg, avait proposé d’étendre le champ d’application de l’IcSP, notamment d’autoriser les aides aux forces militaires. Dans sa réponse, le ministre souligne que cette adaptation n’est qu’une solution intermédiaire, en attendant de créer un instrument spécifique. Il confirme que l’extension de l’IcSP pourrait se faire aux dépens de l’aide publique au développement (APD), mais seulement dans la mesure où l’usage de ces fonds respecterait les critères pour l’APD. Aux yeux du ministère, ces politiques sont dans l’esprit des nouveaux objectifs de développement durable et d’une « approche globale » en matière de politique étrangère. La réponse évoque notamment les situations où « les militaires sont un facteur clé pour contribuer à la stabilité et donc au développement ». Cela laisse perplexe – au Mali et au Niger, cités en exemples, les facteurs clés ne seraient-ils pas plutôt respectivement le processus de paix et le développement humain ?

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