Une demande d’asile peut être rejetée si le demandeur a participé aux activités d’un groupe terroriste. C’est la conclusion que tire la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) d’une affaire qu’elle a eu à traiter récemment. Un citoyen marocain condamné en Belgique pour avoir fourni un soutien logistique à un groupe terroriste avait déposé une demande d’asile dans le même pays au motif qu’il risquait de subir des persécutions dans son pays d’origine. Sa demande d’asile a été rejetée, mais, saisi d’un recours, le Conseil du contentieux des étrangers belge en a décidé autrement : en effet, la personne en question aurait bien été condamnée pour appartenance à un groupe terroriste, mais pas pour un acte terroriste en soi. Il ne s’agirait donc nullement d’« agissements contraires aux buts et aux principes des Nations unies » – ce qui aurait été un motif valable d’exclusion du statut de réfugié. Saisi en cassation, le Conseil d’État belge a saisi à son tour la CJUE afin d’élucider le cas. Laquelle a donné sa réponse le 31 janvier : non, l’application de l’exclusion du statut de réfugié prévue dans la directive n’est pas limitée aux auteurs effectifs d’actes de terrorisme, mais peut également s’étendre aux individus qui se livrent à des activités logistiques – surtout à caractère international – destinées à faciliter des actes terroristes.
Droits humains : Le fonds souverain norvégien lâche Socfin
Après le fonds de pension suisse BVK, le fonds souverain norvégien se désengage de ses investissements dans Bolloré. En cause, les atteintes présumées aux droits humains liées aux activités de la multinationale luxembourgeoise Socfin, dont le financier français contrôle un tiers des parts. Le fonds souverain norvégien a annoncé le 26 février...

