Les choses sont devenues plus calmes en matière de protection du patrimoine ces derniers temps. On peut l’expliquer en partie par l’effet de la pandémie, qui, surtout en 2020, a ralenti l’activité économique et donc aussi l’appétit des promoteurs à prendre possession des bâtisses anciennes pour les remplacer par du « moderne », censé être plus adapté au marché immobilier. Les militant-es aussi ont ralenti leur régime, surtout depuis le franc succès de la pétition publique, avec presque 5.300 signatures et – en conséquence − un hearing en octobre 2020 à la Chambre des député-es. Mais l’initiative n’a pas vraiment eu de répercussions, et l’idée principale d’un moratoire pour toute destruction de bâtiment datant d’avant 1955 − et de l’inversion de la charge de la preuve, dans ce cas, pour justifier la destruction et non la conservation d’un immeuble − a été évincée pour des raisons de sécurité juridique, jamais vraiment débattues au niveau politique. Ce sera peut-être le cas jeudi prochain, quand le projet de loi 7473 sur la protection du patrimoine sera examiné. La mise à l’ordre du jour a un peu surpris les milieux intéressés, car beaucoup de questions ne semblent pas complètement résolues. Mais une fois en plénière, on l’a vu à plusieurs reprises, les projets de loi ne changent guère. Les vrais débats se font dans les coulisses des commissions… qui n’entendent que rarement des représentant-es de la société civile.
Droits humains : Le fonds souverain norvégien lâche Socfin
Après le fonds de pension suisse BVK, le fonds souverain norvégien se désengage de ses investissements dans Bolloré. En cause, les atteintes présumées aux droits humains liées aux activités de la multinationale luxembourgeoise Socfin, dont le financier français contrôle un tiers des parts. Le fonds souverain norvégien a annoncé le 26 février...

