Il est rare de voir un projet de loi faire autant l’unanimité contre lui comme celui que le ministre de l’enseignement supérieur François Biltgen (CSV) a fait voter à la Chambre cette semaine. Le texte relatif à la réforme de l’aide financière aux étudiant-e-s est critiqué aussi bien quant au fond qu’à la forme. Dans un communiqué de presse, le député André Hoffmann (déi Lénk) a même demandé le retrait du projet de loi de la mise au vote, arguant qu’une « modification d’une telle envergure demanderait sans doute le temps nécessaire pour une réflexion sérieuse » car les organes et commissions concernés n’auraient pas été consultés. Une revendication partagée par l’avis de la Chambre des salarié-e-s (CSL), qui dénonce même une « violation de sa mission consultative ». Mais d’autres réactions ne se sont pas faites attendre. Les Jeunesses socialistes, les Jeunes Verts, l’Union nationale des étudiant-e-s du Luxembourg (UNEL), l’Association des cercles des étudiant-e-s (ACEL) et la jeunesse de l’ADR ont tous critiqué le caractère antisocial de la réforme. Ils sont tous d’accord pour affirmer, calculs à l’appui, que le projet, loin d’atteindre son but de promouvoir l’autonomie des étudiant-e-s, fragilise la situation économique de celles et ceux issu-e-s de milieux populaires tout en améliorant celle des plus aisé-e-s. Une politique typiquement CSV, en somme.
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...

