Quand la Cour des comptes européenne communique, on ne s’attend pas vraiment à ce qu’elle mette en question une pratique économique communément admise, quoique controversée dans les sphères politiques de gauche. C’est pourtant le cas dans son dernier rapport, où elle estime que les partenariats public-privé (PPP) présentent « de multiples insuffisances et des avantages limités ». Bien sûr, il s’agit des PPP cofinancés par l’Union européenne et non pas les multiples parkings ou piscines construits par des communes en partenariat avec des entreprises privées, au prix de contrats qui en règle générale coûtent plus d’argent au contribuable que si le public avait agi seul. La Cour des comptes a donc procédé à un audit des PPP faits avec cofinancement européen, et le résultat est parlant : 1,5 milliard d’euros dépensés « de manière inefficiente et inefficace » et un « manque de clarté des politiques et des stratégies », des « analyses inappropriées, de la comptabilisation de PPP hors bilan et une répartition déséquilibrée des risques ». En clair, la Cour des comptes vient de donner raison aux nombreux détracteurs des PPP à tous les niveaux – ce qui est une bonne nouvelle… à condition qu’elle parvienne aux oreilles des responsables politiques.
Du neuf au LSAP et du rififi à l’ADR
Chez les socialistes, Francine Closener et Dan Biancalana ont cédé la coprésidence du parti à Georges Engel et Maxime Miltgen, lors du congrès du LSAP, à Hollerich, samedi 14 mars. Un choix de direction intergénérationnelle pour préparer au mieux les législatives de 2028, avec l’ambition de revenir au gouvernement. Le premier, député du Sud et...

