Commerce : Vie sociale ou pas

von | 12.04.2018

Récemment, un boulanger a demandé un permis spécial au ministère de l’Économie pour pouvoir ouvrir son commerce plus tôt, et ce parce qu’il redoutait la concurrence des stations-service, qui vendent des croissants avant 6h du matin. Le permis en question a été refusé, décision contre laquelle le boulanger a porté plainte auprès du tribunal administratif.

Actuellement, la loi autorise l’ouverture des commerces de 6h à 20h, ou 21h pour les supermarchés, ainsi que de 6h à 19h le samedi. L’ouverture le dimanche est possible de 6h à 13h – un dispositif légal « assez libéral, comparé aux pays voisins », comme le souligne Christophe Rewenig de l’OGBL. Une dérogation pour ouvrir tout au long de la journée de dimanche peut d’ailleurs être facilement obtenue auprès du ministère.

La Confédération luxembourgeoise du commerce (CLC) rêve de libéraliser davantage les heures de travail, avec l’argument de venir en aide aux petits commerces en manque de clients. Or, comme le souligne l’OGBL, ceci constituerait d’abord une charge de travail supplémentaire pour les employés concernés.

La loi actuelle est inadaptée. Là-dessus, aussi bien la CLC que le ministère sont d’accord. La Cour constitutionnelle saisie de la plainte du boulanger a d’ailleurs estimé que la loi violait la Constitution. Or, aux yeux de l’OGBL, c’est surtout le système des dérogations concernant le travail du dimanche, la plupart du temps délivrées sans consultation préalable avec les syndicats, qui pose problème.

(Photo : Pixabay)

« Les heures d’ouverture sont aussi des heures de travail », rappelle l’OGBL, qui exige l’abolition pure et simple des dérogations au profit de négociations intersectorielles au niveau des conventions collectives, pour définir les horaires d’ouverture et les horaires de travail, ainsi que garantir des contreparties en échange de plus de flexibilité. « Est-ce que nous voulons d’une société à deux classes ? La classe de ceux qui ont une vie sociale et la classe de ceux qui n’en ont plus ? », lance Christophe Rewenig.

Pour l’instant, les « grandes galeries » aux portes de la ville n’ont encore jamais demandé de dérogation pour ouvrir le dimanche. En dépit de cela, les commerçants du centre-ville peinent à réaliser le chiffre d’affaires espéré. Une libéralisation des heures d’ouverture, comme exigé par la CLC, pourrait leur briser la nuque, comme le pense par ailleurs l’OGBL.

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