A intervalles réguliers, la Chambre augmente le Salaire social minimum (SSM) : un projet de loi à cet effet est déposé et, si adopté, devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2013. Concrètement, c’est une hausse de 1,5 pour cent qui est prévue, portant le SSM non-qualifié à 1874,19 euros et le SSM qualifié à 2.249,03 euros. Des chiffres à faire pâlir les salarié-e-s de nos pays voisins, mais qui, en valeur relative, se situent sous le seuil de pauvreté grand-ducal – c’est-à-dire inférieur à 60 pour cent du salaire médian. Néanmoins, dans un avis commun, la Chambre de Commerce et celle des Métiers, « tirent la sonnette d’alarme face à cette nouvelle hausse du coût du travail ». L’argument principal avancé par ces chambres, évident dans une logique capitalistique, est que cette augmentation du coût de la main-d’oeuvre non-qualifiée porterait les entreprises luxembourgeoises à embaucher davantage de main-d’oeuvre dans les régions frontalières, réputées plus qualifiées. Le chantage des chambres patronales envers le gouvernement est à peine masqué : si vous augmentez les salaires, vous obtiendrez davantage de chômage. Néanmoins, elles demandent que l’Etat prenne en charge la formation et le différentiel de productivité des salariés non-qualifiés. Et pourquoi pas tout le salaire, tant qu’on y est ?
Au Liban, les déplacé·es manquent de tout
Il ne se passe presque pas un jour sans que le cessez-le-feu conclu le 16 avril au Liban soit violé, lsraël et le Hezbollah s’accusant mutuellement de le rompre. Pendant ce temps, Tsahal continue d’effacer les localités situées entre la frontière nord de l’État hébreu et le fleuve libanais Litani, une bande d’une dizaine de kilomètres de...

