« Quod non » : la réponse du ministre de la Défense et du ministre de la Justice à la question parlementaire d’Yves Cruchten concernant le trafic illicite d’armes via le Luxembourg est claire. Le député socialiste s’était inspiré d’une émission de Canal+ diffusée le 4 janvier 2016. Dans « La route de la kalachnikov », le Luxembourg a été mentionné comme pays de transit. Or, les ministres nient disposer d’informations qui puissent permettre de conclure que le Luxembourg joue ce rôle pour les activités de trafic d’armes illicites. Et si tel était le cas, la police aurait de grandes difficultés, pour des raisons tenant au secret de l’instruction, à les rendre publiques. Mais les activités de trafic d’armes ne se limitent pas au stockage et à la distribution. Pour les contrer, il s’agit aussi de stopper les réseaux de financement, qui ont une fâcheuse tendance à privilégier les places les plus discrètes en ce qui concerne la vérification de l’usage des fonds qui y transitent. Amnesty international vient justement de publier un rapport qui conclut que le Luxembourg a bien été un des premiers signataires du Traité sur le commerce des armes entré en vigueur fin 2014, mais qu’il n’a cependant pas encore tenu un grand nombre des engagements essentiels liés à ce traité. Le rapport signale par ailleurs que, en plus d’une législation encore insuffisante, des lacunes de taille existent dans les procédures de contrôle interne des banques pour les transactions se rapportant aux armes.
Droits humains : Le fonds souverain norvégien lâche Socfin
Après le fonds de pension suisse BVK, le fonds souverain norvégien se désengage de ses investissements dans Bolloré. En cause, les atteintes présumées aux droits humains liées aux activités de la multinationale luxembourgeoise Socfin, dont le financier français contrôle un tiers des parts. Le fonds souverain norvégien a annoncé le 26 février...

