Le projet de loi relatif à l‘adhésion du Luxembourg à la Banque asiatique d‘investissement dans les infrastructures (BAII) a été déposé à la Chambre des députés mardi 18 août par le ministre des Finances Pierre Gramegna. L’élaboration se serait déroulée sans la participation du ministère de la Coopération, si l’on en croit la fiche d’évaluation qui indique « qu’aucun autre ministère » n’aurait été impliqué. Par contre, ce projet devrait être placé dans un « contexte plus global, à savoir une stratégie de renforcement de nos liens économiques avec la Chine », selon l’exposé des motifs. Les coûts de l’adhésion s’élèveraient au moins à 2,78 millions d’euros par an jusqu’en 2019. Un financement de l’adhésion par de l’argent destiné aux aides publiques au développement (APD) semble assez probable : l’exposé des motifs déclare à ce propos que la BAII aurait « pour but de promouvoir le développement durable en Asie, avec un accent particulier sur les pays en développement ». En clair : des fonds destinés à la coopération pourraient être utilisés pour « renforcer nos liens » avec la Chine. Et ce alors que les ONG et d’autres acteurs de la coopération sont priés de se serrer la ceinture dans le cadre du fameux « Zukunftspak ».
Quality of Work Index : Le travail, c’est toujours pas la santé
Les conditions de travail se dégradent au fil des ans. C’est le constat dressé par la Chambre des salariés (CSL) dans l’édition 2025 du « Quality of Work Index Luxembourg ». L’insatisfaction au travail n’a jamais été aussi élevée depuis l’existence de cette étude qui, cette année, met l’accent sur le déficit en matière de formation continue.

