Eida, le fournisseur spécialisé en électricité verte, ne manque pas d’atouts. Enracinement local, soutien à des projets verts, approche intégrée des défis énergétiques et, bien sûr, des kilowattheures achetés directement à deux parcs éoliens… aux Pays-Bas. Certes, ce n’est pas parfait – mais depuis qu’Enovos a laissé tomber la fourniture d’électricité verte en temps réel, il n’y a guère de raison pour préférer le Goliath vert-gris au David 100 % vert. Eida, qui se conçoit comme un prestataire de services énergétiques universel, se propose désormais de « révolutionner le marché luxembourgeois du gaz naturel » en proposant l’« Ökogas Flex ». « Öko », parce que le CO2 émis lors de la consommation du gaz est intégralement compensé par des « crédits-carbone » issus de projets certifiés « Gold Standard ». « Flex », parce que son prix suit le cours du marché, garantissant aux consommateurs « de toujours payer le prix le plus juste et le plus avantageux ». Plus vert et moins cher… génial ? Hélas, en cas de flambée des prix, les clients Eida seront plus brutalement touchés que ceux qui ont des contrats à prix fixe. Quant à l’idée de compenser la surconsommation d’énergie au Nord par des projets supposés bénéfiques dans le Sud, elle est fortement controversée au sein même du mouvement vert. Cette initiative d’Eida risque donc de provoquer plus de scepticisme que d’enthousiasme.
« Il faut assurer l’effectivité de la directive »
L’Initiative pour un devoir de vigilance et la Commission consultative des droits humains (CCDH) ont présenté dix recommandations afin d’assurer « l’effectivité » de la transposition de la directive européenne sur le devoir de vigilance. Actuellement, les victimes de violations de droits humains ou environnementaux survenues au long des...

