Jean Portante : Journal de bord

von | 08.12.2020

Sixième livraison de la série « Discours sur la littérature » publiée par le CNL, le journal de bord de Jean Portante est une livraison hybride, qui a néanmoins des qualités.

On avait sur ce site évoqué la (trop) grande concision du discours de Ian De Toffoli, et voilà que la contribution de Jean Portante prend la forme d’un journal de bord rédigé pendant une résidence d’auteur à Scy-Chazelles… en octobre 2017. Évacuons donc la critique tout de suite : ces lignes n’ont vraisemblablement pas été rédigées spécifiquement pour les besoins de la série « Discours sur la littérature » et, si elles en abordent le sujet, constituent plutôt une publication de texte déjà disponible pour un besoin éditorial donné.

Cela dit, on lit avec plaisir la prose de Jean Portante sur le nomadisme linguistique et littéraire, son désir constant d’Italie, et on trouve – par moments – de véritables indications sur son processus d’écriture. Ainsi ce passage plutôt édifiant sur l’art de l’incipit, la première phrase : l’auteur l’aborde en poète, en l’écrivant pour lui et puis en la supprimant si nécessaire, pour qu’on ne puisse à la lecture penser qu’il étale une maîtrise ostentatoire. La plume est fluide, érudite comme à l’accoutumée en convoquant l’étymologie et l’histoire, dans une quarantaine de pages finalement agréables à parcourir.

Disponible dans les librairies ou sur le site du CNL.

Dat kéint Iech och interesséieren

PODCAST

Am Bistro mat der woxx #370 – Wéi Fraen am Prisong duebel bestrooft ginn

All Woch bitt d’woxx Iech an hirem Podcast en Abléck an hir journalistesch Aarbecht a beliicht d’Hannergrënn vun engem Artikel. Een neie Rapport vum Ombudsman wéist op een néits, datt Fraen zu Lëtzebuerg am Prisong weiderhin ongläich behandelt ginn. Dat läit engersäits dorunner, datt d'Untersuchungshaft an déi Verurteelt net getrennt sinn, mä...

KULTURTIPP

Buchtipp: Wenn die Welt brennt

Fiona Sironics Debütroman „Am Samstag gehen die Mädchen in den Wald und jagen Sachen in die Luft“ ist in einer Zukunft angesiedelt, die unserer Gegenwart vielleicht näher ist, als wir es wahrhaben wollen.

KULTURTIPP

Expotipp: Theatre of Cruelty

Das monotone, disharmonische Klaviergeklimper im Treppenaufgang zu den Ausstellungsräumen signalisiert den Besucher*innen bereits: Das hier wird unangenehm. Der durch dunkle Vorhänge abgetrennte Hauptsaal führt in die Welt der Grausamkeit des französischen Künstlers Antonin Artaud (1896–1948), der in der Mitte des 20. Jahrhunderts eine...