Deux ans après l’entrée en vigueur d’un règlement européen, le parlement luxembourgeois a adopté à l’unanimité ce mardi 13 juin une loi sur l’importation de certains minerais provenant de zones de conflit ou à haut risque. Les négociations, qui avaient débuté au niveau européen en 2014, visaient à fixer des obligations liées au devoir de diligence à l’égard de la chaîne d’approvisionnement pour les entreprises de l’Union européenne qui importent de l’étain, du tantale, du tungstène et de l’or. Ces minerais sont notamment indispensables à la fabrication des téléphones portables et des ordinateurs. Leur extraction provient souvent de petites et moyennes mines qui emploient massivement des enfants, dont les conditions de travail s’apparentent fréquemment à de l’esclavage et s’accompagnent de multiples violations des droits humains. Ces minerais sont l’enjeu de conflits dans plusieurs pays, à l’exemple de la République démocratique du Congo. Le délai extrêmement long pour aboutir à ce texte est vivement critiqué par la société civile. « Pour l’introduction de mesures contraignantes concernant 4 minerais de conflit, il aura fallu près d’une décennie avant qu’une telle législation n’arrive au Luxembourg : un très mauvais exemple pour les négociations dans le contexte d’un devoir de vigilance pour les entreprises au niveau de la directive européenne, qui est actuellement en négociation à Bruxelles », écrit ainsi Fairtrade Luxembourg dans un communiqué.
Droits humains : Le fonds souverain norvégien lâche Socfin
Après le fonds de pension suisse BVK, le fonds souverain norvégien se désengage de ses investissements dans Bolloré. En cause, les atteintes présumées aux droits humains liées aux activités de la multinationale luxembourgeoise Socfin, dont le financier français contrôle un tiers des parts. Le fonds souverain norvégien a annoncé le 26 février...

