La décision de l’exécutif français concernant l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (voir aussi woxx 1458) est tombée : il ne sera pas construit. Une victoire pour les militant-e-s écologistes, les agriculteurs et agricultrices et une partie des habitant-e-s de la région qui, plusieurs décennies durant, se sont opposé-e-s au projet né dans les années 1960. Les terres prévues pour la construction sont occupées depuis 2009 par plusieurs centaines de militant-e-s qui y ont installé une « zone à défendre » (ZAD). Un exemple suivi par des militant-e-s opposé-e-s à d’autres projets de construction à travers la France tels qu’un barrage ou un village de vacances. Le premier ministre français Édouard Philippe, qui a annoncé mercredi l’abandon du projet, a donné jusqu’au printemps aux « zadistes » pour quitter le territoire, faute de quoi ils/elles seront evacué-e-s de force. Mais une solution telle que celle trouvée dans le Larzac dans les années 1980, où les opposant-e-s à un projet de camp militaire avaient obtenu gain de cause et par la suite pu exploiter les terres occupées à travers un bail emphytéotique proposé par l’État, reste une option.
« Il faut assurer l’effectivité de la directive »
L’Initiative pour un devoir de vigilance et la Commission consultative des droits humains (CCDH) ont présenté dix recommandations afin d’assurer « l’effectivité » de la transposition de la directive européenne sur le devoir de vigilance. Actuellement, les victimes de violations de droits humains ou environnementaux survenues au long des...

