Dans un avis publié le 7 avril, le Collectif réfugiés Luxembourg (LFR) dénonce « avec la plus grande fermeté » un nouveau projet de loi, déposé à la mi-janvier. Le texte transpose en loi nationale plusieurs règlements de l’UE englobant le Pacte européen sur la migration et l’asile, un accord vivement condamné à maintes fois par les ONG de défense des droits de l’homme (woxx 1782). Les critiques émises dans l’avis du LFR à l’encontre du projet de loi font ainsi écho à celles formulées contre le Pacte : la rétention et les fouilles des personnes vulnérables, y compris des mineurs, risquent de devenir systématiques, les procédures seront accélérées et donc moins précises, l’intérêt supérieur de l’enfant ne serait nullement garanti… « Tout concourt à éloigner les personnes exilées de leurs droits et à les enfermer dans des dispositifs administratifs expéditifs », décrie le collectif. De plus, dans plusieurs cas, le ministre des Affaires intérieures, Léon Gloden, introduit une application encore plus restrictive : le délai de recours serait réduit à seulement vingt jours – « soit une diminution de dix jours par rapport au plafond maximal autorisé par le règlement européen », fustige le LFR. Autre exemple : le texte actuel prévoit la rétention d’une personne dès qu’elle refuse de fournir des données biométriques, alors que le règlement européen n’établit pas un tel refus comme un risque de fuite. Mettant en garde contre la fragilisation de l’accès à la protection internationale, le LFR préconise une mise en œuvre « fidèle aux engagements du Luxembourg en matière de droits humains », notamment la nomination d’un avocat formé pour les mineurs non-accomagné·es. La loi devrait entrer en vigueur ce juin.
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Investigativen Journalismus betreiben – diesen Wunsch hatte unsere Redakteurin María Elorza Saralegui schon während des Studiums. Nun hat sie erneut einen großen Schritt auf ihrem Weg gemacht.

