EDWARD ZWICK: La voie du Samouraï

„Le Dernier Samouraï “ a tout pour devenir un beau „blockbuster“ mangeur de dollars et d’euros à l’occasion.

Tom Cruise dans toute sa splendeur …

Nous sommes au 19e siècle. Le Japon, par la voie d’un de ses ministres ambitieux, tend à s’occidentaliser, et ce, contre l’avis des Samouraï s. De fil en aiguille, le Japon se déchire en deux: les Samouraï s d’un côté, les ambitieux de l’autre, et l’empereur au milieu. Afin de pouvoir arbitrer tout cela, les Américains à la conscience tranquille pour avoir massacré et chassé tous les intrus de leur territoire, et en particulier les Indiens, sont invités à prendre parti pour le gouvernement japonais et ainsi rétablir l’ordre. mehr lesen / lire plus

ANNE FONTAINE: Nathalie

Bien que le film d’Anne Fontaine n’aille pas vraiment au fond des choses, c’est une réflexion intéressante sur l’obsession amoureuse et les chemins compliqués de la sexualité. Une mise en scène subtile de cette histoire sur un couple en dérive et le jeu d’une Fanny Ardant sublime y ajoutent sensibilité et un zeste de mélancolie.

A l’Utopia mehr lesen / lire plus

LOST IN TRANSLATION: Une réalisatrice se cherche

Avec des films comme „Lost in Translation“, Hollywood cherche de l’inspiration au pays du soleil levant. N’en déplaise, cette comédie s’avère peu japonaise et plutôt débridée.

Sofia Coppola et Bill Murray dans les rues de Tokyo, pendant le tournage du film.

Park Hyatt, Tokyo, rendez-vous des Occidentaux égarés au pays du soleil levant. Bob Harris est venu noyer pour une semaine la crise de la cinquantaine dans un bar à whisky. Alors que sa carrière d’acteur semble prendre l’eau, il a accepté un contrat tout en étant persuadé qu’il devrait plutôt être auprès de sa femme et de ses enfants. Il rencontre une jeune américaine. mehr lesen / lire plus

DAVID ZUCKER: Scary Movie 3

L’idée de se fendre la gueule aux frais d’Hollywood est séduisante. Quant à l’affiche de ce film, elle promet à la fois le meilleur et le pire … c’est tout ou rien. Hélas, l’expérience de David Zucker („Y a-t-il un pilote dans l’avion?“) et la présence de Leslie Nielsen n’arriveront pas à convaincre le spectateur de la capacité d’autodérision de l’industrie cinématographique américaine.
Les allusions sont téléphonées, la vulgarité est systématique, et l’humour n’était probablement pas compris dans le budget du scénario.
Faites votre calcul.

A l’Utopolis mehr lesen / lire plus

CALENDAR GIRLS: Pin-up ladies

Que des cinéastes s’inspirent d’un fait divers est fréquent. Mais ce film-ci est un cas particulier. Tout commence le 14 avril 1999, quand l'“Alternative Women’s Institute Calendar“ est lancé dans le pub d’un petit village du Yorkshire …

Linda Basset, Julie Walters, Celia Imrie, Annette Crosby, Helen Mirren et Penelope Wilton.

Un calendrier à vocation caritative. Onze photographies de femmes y illustrent les mois de l’année, avec une photo de groupe pour décembre. Spécificité de l’édition 1999: les modèles, d’un âge mûr, posent nus (!) tout en s’adonnant aux traditionnelles activités illustrées par les éditions précédentes – confection de pâtisseries, élaboration de décors floraux et autres tâches domestiques …

Cette édition „inhabituelle“ crée l’événement et fait exploser les ventes, donc les bénéfices, destinés, en fait, au Fonds britannique de recherche contre la leucémie. mehr lesen / lire plus

BERNARDO BERTOLUCCI: The Dreamers

Roter Mai 1968. In Paris revoltieren die Studenten. Mittendrin ein Amerikaner und ein Geschwisterpaar. Ein inzestuöser Ménage à trois beginnt. Sex, Film und Protest: Alt-68er Regisseur Bertolucci besinnt sich der Anfänge seines filmischen Schaffens. Politik blendet er allerdings aus, ihm geht es um die andere „Revolution“ – dem Hunger nach radikalem Sex. Filmliebhaber werden sich freuen über die geschickt eingestreuten Sequenzen alter Hollywood-Schinken. Von einem Klassiker hat dieser Film selbst jedoch nichts.

Im Utopia mehr lesen / lire plus

ROBERT RODRIGUEZ: Once Upon a Time in Mexico

Le Mexique est un pays étrange … tout le monde tire sur tout le monde! Heureusement, il y a un „desperado“ qui a de sérieuses raisons de l’être … qui plus est, il tire avec sa guitare. Du coup, il va sauver son pays, jusqu’à la prochaine fois. Au passage, on aura pitié du soleil et du talent des stars, en sous-emploi. En définitive, voici un film plus fast que food, sa sauce – écarlate – est beaucoup trop épaisse et manque de piment.

A l’Utopia mehr lesen / lire plus

JANE CAMPION: In the Cut

Jane Campions Thriller, der sich als Parabel um Sex und Gefahr, Leidenschaft und Vertrauen entpuppt, mag etwas akademisch geraten sein, sehenswert ist er doch. Und Hauptdarstellerin Meg Ryan hat ihr übliches Image des staunenden blonden Babys zu Hause gelassen, um hier eine nuancierte und sensible Leistung zu bringen.

Im Utopia mehr lesen / lire plus

PETER JACKSON: Le seigneur des anneaux suite et fin

Après l’immense déception causée par „Matrix Révolutions“, une trilogie en chasse une autre et pour celle-ci, on ne boudera pas son plaisir.

Le petit Frodon doit détruire l’Anneau maléfique. Ce qui le rend plutôt pensif.

Pour le „Return of the King“, Peter Jackson a su, contrairement aux frères Wachowski, ajouter de la substance, alors que la belle impression laissée par le premier „Matrix“ s’effilochait à un rythme aussi soutenu que se succédèrent les deux derniers épisodes.

„Le retour du roi“ balaye, s’il en était besoin, les réserves suscitées par „Les deux tours „, considéré de l’avis même de Peter Jackson comme un épisode intermédiaire dans la folle épopée imaginée par Tolkien. mehr lesen / lire plus

JOE DANTE: Looney Tunes: Back in action

Convaincu, dès le premier quart d’heure, que l’impact visuel du dessin animé „traditionnel“ a toujours de beaux jours devant lui, le spectateur aura droit à quelques scènes d’humour remarquables. Citons, au hasard, une parodie de „Psycho“ interprêtée par Bugs Bunny, ou encore une course-poursuite délirante à travers des chefs-d’oeuvres du musée du Louvre. Dans son ensemble, cette réalisation laisse cependant une impression de chaos mal maîtrisé. Sans parler des clichés, bien trop nombreux pour être drôles.

A l’Utopolis mehr lesen / lire plus

TEEN-MOVIE?: Quand tout change, rien ne va plus

Si le nombre treize est réputé pour porter malheur, Catherine Hardwicke démontre dans son film „Thirteen“, qu’il représente aussi un âge dangereux. Attention: bouleversant!

Si vous êtes parent d’une jeune fille, „Thirteen“ vous procurera quelques soucis.

Tracy a treize ans. C’est l’âge où tout change: le corps, l’école, les envies. Soudain, fini les Barbies et les petites chaussettes à fanfreluches. La „coolitude“ devient l’absolu à atteindre.

A la recherche de son identité, Tracy deviendra la meilleure amie d’Evie, la fille la plus en vogue du lycée. Ensemble, elles voleront les fringues les plus flippantes et essayeront les drogues les plus trippantes. mehr lesen / lire plus

NEIL JORDAN: The good thief

Si l’envie vous prend d’entendre des flics français se parler en anglais avec un accent „very french“, allez-y. Si par contre, vous voudriez voir un remake valable de „Bob le flambeur“, ne vous attendez pas à ce que Neil Jordan y soit parvenu. Un film de cambriolage pas vraiment accrochant, qui surfe sur la vague du romanticisme bordélo- décadent. En ce qui concerne le héro (Nick Nolte) et la belle (Nutsa Kukhiani), on n’a jamais vu deux héroïnomanes aussi facilement sevrés.

Au Ciné Cité mehr lesen / lire plus

MICHAEL WINTERBOTTOM: In this World

Le film primé à Berlin cette année a la fâcheuse particularité de privilégier la forme au fond. Ce qui ne rend pas justice au message, d’une justesse remarquable.

L’avenir est incertain, le présent est flou …

Dotée d’un budget dérisoire de 2,2 millions d’euros, la dernière réalisation du cinéaste britannique Michael Winterbottom, „In This World“, a pour protagonistes deux cousins afghans, Jamal et Enayatullah, au destin plus qu’incertain. Le film ouvre sur le camp de réfugiés de Shamshatoo, au Pakistan, et relate un long périple clandestin, dicté par la quête d’une vie meilleure.

Au bout du parcours: Londres, terre promise.
A condition de traverser le Pakistan, l’Iran, l’Irak, la Turquie, l’Italie, la France …

Introduits de manière rudimentaire dans un décor chaotique, les deux personnages principaux ont vite fait de gagner la sympathie du spectateur, une fois le voyage amorcé. mehr lesen / lire plus

RICHARD CURTIS: Love actually

Über weite Strecken durchaus amüsant, schippert Richard Curtis‘ Weihnachts-Liebeskomödie doch in sehr seichtem Gewässer. Gegen das konventionelle Szenario und die biedere Moral kann auch die geballte Ladung mitwirkender Stars nichts bewirken. Und eine Auseinandersetzung mit der Komplexität von Beziehungen findet in den diversen Liebesgeschichten, die präsentiert werden, nicht einmal ansatzweise statt.

Im Utopolis mehr lesen / lire plus

WOODY ALLEN: Anything Else

Dans son 33 long-métrage, Woody Allen renonce au rôle „principal“, et c’est une aubaine.
Contraint, en quelque sorte, d’assumer les années qui passent, le cinéaste new-yorkais opte pour un tandem qui l’associe, à l’écran, avec un successeur éventuel. S’il n’y a pas grand chose à reprocher à ce dernier, il faut bien admettre que c’est le moins jeune des deux qui fait mouche.
C’est que Woody s’en donne à coeur joie en gentil terroriste, même si, une fois n’est pas coutume, il n’embrasse pas …

A l’Utopia mehr lesen / lire plus

ANDREW STANTON: Le monde de Nemo

Le triomphe de l’infographie et sa mainmise sur ce que l’on appelle toujours „dessin animé“ n’engendre pas forcément que des chefs-d’oeuvres …

Depuis que les créatifs des studios „Pixar“ ont ébloui le monde de l’animation avec „Toy Story“ et confirmé leur savoir-faire avec „Monstres et Cie“, ils semblent vivre sur un véritable nuage, comme s’ils étaient persuadés que plus rien ne pourrait leur arriver.

„Le Monde de Nemo“, leur nouvelle production, était déjà considérée comme l’événement de la dernière édition du Festival de Deauville en septembre dernier, bien avant que le film n’y soit présenté en avant-première. C’est vous dire à quel point public et presse sont avides des ´uvres de Pixar. mehr lesen / lire plus

GUS VAN SANT: Elephant

Plans-séquences, plans fixes, travellings interminables, caméra à l’épaule, personnages filmés de dos, entrecroisements temporels: avec „Elephant“, Gus Van Sant revient à une approche plus „indépendante“, donc plus expérimentale, de la grammaire cinématographique. Evidemment, les critiques de cinéma adorent ça! Reste qu’une heure – montrée dans le moindre détail – dans une vie ennuyeuse de collégien-ne-s américain-e-s ne devient pas plus intéressante, même si l’on sait que c’est la dernière.

A l’Utopia mehr lesen / lire plus

TRILOGIE MATRIX: Puisque ce qui a commencé doit finir …

Ce titre est l’axiome présent sur toute la communication faite autour du dernier volet de la trilogie des Matrix. On est tenté de le remplacer par: „Les plus courtes sont les meilleures.“

Evidemment, ce serait faire injure à la pensée distillée au compte-gouttes par les frères Wachowski, géniaux créateurs de la matrice. En fait, en sortie simultanée sur toute la planète, à peine six mois après le deuxième épisode „Matrix reloaded“, „Matrix Révolutions“ ne pouvait choisir meilleure entrée en matière pour focaliser les regards des fans et des curieux. D’autant plus qu’à part la presse quotidienne, conviée la veille de la sortie officielle, aucun des magazines spécialisés ne pouvaient jeter un regard critique sur cette suite aux juteuses promesses commerciales. mehr lesen / lire plus

QUENTIN TARANTINO: Kill Bill: Parodie einer Gewaltorgie – geht das?

An roter Farbe hat Kultregisseur Quentin Tarantino wahrlich nicht gespart: Beim gnadenlosen Rachefeldzug der ehemaligen „Black Mamba“ wird gehauen, gestochen und vor allem geblutet, was die malträtierten Körperteile so hergeben. BlutphobikerInnen und VegetarierInnen sollten diesen Film deshalb unbedingt meiden. Wer aber darin eine unkonventionell inszenierte, wenngleich mitunter recht zynische Persiflage auf Italo-Western, Kung-Fu-Action und Splattermovies sieht, darf diese stilistische Glanzleistung bloß nicht verpassen. Zur Not jemanden zum Händchenhalten mitnehmen.

Im Utopolis mehr lesen / lire plus

LARRY CLARKE: Roulez jeunesse!

Il semblerait que le réalisateur Larry Clarke aime la censure. Sans l’existence de celle-ci, son dernier et cinquième film n’aurait probablement pas eu de raison d’être …

„Ken Park“, un constat grincant et placatif de ce que peuvent être les jeunes (et adultes) d’aujourd’hui …

Vous vous souvenez sans doute du drame „Kids“ (1995), un portrait sombre, minutieux et déroutant d’adolescents et d’adolescentes newyorkais-es s’adonnant à toutes sortes de débauches, notamment sexuelles, et filmé-e-s à l’état brut, dans le moindre détail. Avec cette première réalisation, le photographe et cinéaste américain Larry Clarke avait fait pas mal de bruit, ne fut-ce que par sa confrontation au puritanisme audiovisuel d’outre-atlantique, inestimable garant de publicité. mehr lesen / lire plus