Rendre plus intelligibles les labels des produits agricoles, voilà l’objectif d’un nouveau projet de loi déposé pendant l’été. Face à des produits luxembourgeois et étrangers qui multiplient logos et publicité, « le consommateur non averti risque de ne pas se retrouver (…) dans le dédale des labels », constate-t-on dans l’exposé des motifs. Le ministère de l’Agriculture introduira un « agrément officiel » de labels luxembourgeois, et systématisera les critères que les produits doivent remplir. C’est l’Union luxembourgeoise des consommateurs qui vient de réagir en premier à travers un avis officiel remis en novembre. Et de manière plutôt positive : « Nous espérons que ce système d’agrément (…) fera ses preuves en pratique », écrit l’ULC, et poursuit : « Tout dépendra de l’intérêt des groupements de producteurs pour ce nouveau logo. » Elle note, sans insister toutefois, une des faiblesses du critère de régionalité : « Il suffit d’utiliser des animaux nés et élevés sur le territoire de la Grande Région transfrontalière ou encore des produits d’origine animale dont l’abattage, la transformation et le conditionnement ont lieu dans la Grande Région. » Enfin, l’ULC relève que la possibilité de continuer à utiliser des logos non agréés comme ceux des labels bio ou marque nationale risque de « nuire à l’objectif de meilleure transparence ».
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...

