Interpeller le ministre des Infrastructures vert sur les vols de nuit, voilà ce qu’ont fait les députés socialistes Marc Angel et Franz Fayot à travers une question parlementaire. La réplique de François Bausch ressemble à un copier-coller des réponses données il y a dix ans, quand des député-e-s de Déi Gréng interpellaient un ministre socialiste sur ce fléau affectant la capitale. « Des échanges vont s’intensifier » avec les compagnies aériennes afin de « réduire l’augmentation », assure Bausch avec un humour involontaire. Il promet aussi « l’application encore plus stricte des dérogations exceptionnelles », sous-entendant qu’il aurait déjà agi – alors que, comme ses prédécesseurs noirs, rouges et bleus, il a appliqué une politique de laisser-faire. Afin d’occuper les habitant-e-s exaspéré-e-s, le ministre promet encore la énième version d’un effort pour « mieux renseigner les citoyens ». Enfin, il envisage « une éventuelle adaptation du régime des redevances aéroportuaires ». Ceci peu avant la fin de son mandat, et alors que de telles adaptations n’ont jamais rien apporté. Cette réponse satisfera-t-elle les deux députés socialistes ? En tout cas, ménager ainsi les acteurs économiques aux dépens de la santé des citoyen-ne-s contribue à ruiner la crédibilité de l’action politique en général et de celle des Verts en particulier.
Droits humains : Le fonds souverain norvégien lâche Socfin
Après le fonds de pension suisse BVK, le fonds souverain norvégien se désengage de ses investissements dans Bolloré. En cause, les atteintes présumées aux droits humains liées aux activités de la multinationale luxembourgeoise Socfin, dont le financier français contrôle un tiers des parts. Le fonds souverain norvégien a annoncé le 26 février...

