SOUL: From zero to Hero

Le destin a fait de la carrière de Macy Gray une des plus exceptionnelles du business. La soulwoman à la voix rauque fera trembler la scène.

Il n’y a pas que sa voix
qui est exceptionnelle :
Macy Gray.

Alors que le monde de la soul se noyait en pleine désuétude au milieu des années 90 dans des vagues de « Oooo Aaaah aaah » de R. Kelly et Toni Braxton, une extraterrestre à la coiffure en pétard improbable et à la voix de Daffy Duck fait son apparition dans le monde très fermé du R’N’B moderne. Tout de suite, les comparaisons fusent avec les icônes d’antan, telles qu`Aretha Franklin mais aussi avec les références du renouveau soul de l’époque à savoir Lauryn Hill ou encore Erykah Badu.

Née en 1967 à Canton dans l’Ohio, Macy Gray, de son vrai nom Natalie Renée McIntyre, sa vocation d’artiste et surtout d’interprète est plutôt le fruit du hasard. Elève médiocre, elle sera exclue de plusieurs écoles jusqu`à l’âge de quatorze ans où elle décide de poursuivre une carrière dans la musique. Celle-ci débute curieusement : pendant ses années universitaires, elle écrit des chansons pour une amie. Au dernier moment celle-ci annule ses sessions d’enregistrement. Macy se retrouve alors obligée de chanter elle-même ses chansons.

Malgré sa piètre opinion de sa propre voix qu’elle déteste, les demos enregistrées ce jour-là feront rapidement le tour dans divers clubs de jazz du circuit musical californien où elle se produit. En 1998, elle décroche un contrat avec Atlantic puis avec Epic records. Une année plus tard, c’est la consécration avec la sortie de « On How Life Is » qui sera vendu à des millions d’exemplaires avec le titre qui scellera sa notoriété « I Try » qui reste encore aujourd’hui son plus gros succès commercial – on connait pire comme début de carrière.

Le moment de la consécration et en même temps de la débâcle se déroule en 2001, lorsque Macy est choisie pour interpréter l’hymne national américain lors du Super Bowl, événement aussi important que la fête nationale au pays de l’oncle Sam, lorsque Macy oublie les paroles de ladite hymne et devient pour quelques secondes la risée de la nation. Les deux albums suivants « The Id » en 2001 et « The Trouble of Being Myself » en 2003 connaîtront un succès plus que mitigé et Macy Gray se tournera de plus en plus vers une carrière cinématographique dans des films tels que « Training Day », « Spider Man » ou bien encore « Domino ».

2007 marque le grand retour discographique de la nouvelle diva de la soul avec « Big » qui sera acclamé par les critiques dont certains considèrent qu’il s’agit de son meilleur album. Néanmoins, le succès commercial n’est plus autant au rendez-vous, le déclin de l’industrie musicale n’aidant pas. Pourtant, l’album ramène Macy Gray dans les sphères du cirque médiatique avec la sortie de son nouveau single « Slap A Bitch ».

La force de l’artiste réside sûrement plus dans sa capacité à donner des concerts qui transpirent la sincérité et l’envie d’en découdre, plus à l’image de concerts rock que de la soupe R’N’B actuelle de Beyoncé. Ainsi, les spectateurs qui ont eu la chance de la voir l’année dernière sur la scène de l’Atelier se souviennent sûrement de sa prestation haute en couleur et en charisme sur sa musique fleurant bon la soul de l’âge d’or de la Motown où musique ne rimait pas pour autant avec chorégraphies ultra léchées et voix passées au vocode.

Plus d’Infos : www.atelier.lu
www.myspace.com/myspace.com/macygray


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