Après l’« affaire » Junglinster, où des parents d’élèves ne voulaient pas du « Wouscht » près de l’école de leurs gosses et n’hésitaient pas à mentir sur les chiffres de la délinquance aux alentours des abris pour demandeurs d’asile pour servir leur cause, c’est au tour de l’association « Lëtzebuerger Patrioten 1928 » d’envoyer une « lettre ouverte » aux responsables politiques. Dans ces pages, les « patriotes » demandent la préférence nationale sur le marché de l’emploi, une politique d’expulsion encore plus brutale et une fin de la « discrimination anti-luxembourgeoise ». S’ils ont raison de s’offenser sur certains points, comme la situation catastrophique du marché immobilier et le surendettement, les « solutions » qu’ils proposent sont et restent racistes et ils n’hésitent pas à recourir au ouï-dire pour cimenter leurs arguments – notamment en ce qui concerne les Roms et les musulmans, qui seraient majoritairement des voleurs et des fanatiques. Reste à espérer que les responsables politiques expédieront vite cette lettre dans le fameux « dossier rond », ou qu’ils aient le courage du maire de Mondercange, Dan Kersch, qui a dit tout le bien qu’il pensait d’eux dans un mail, vraiment ouvert. Saluons aussi le courage civil du responsable du musée de la Résistance eschois, Frank Schroeder, qui a publié la missive sur son site – et a rétorqué par une lettre ouverte – et a du pour cela encaisser insultes et menaces par les « Lëtzebuerger Patrioten 1928 ».
Salaire social minimum : Un passage en force sans trop de risques
La hausse de 170 euros du salaire social minimum au 1er janvier 2027 mécontente aussi bien le patronat que les syndicats, qui dénoncent une décision unilatérale du gouvernement. Pour la coalition, le risque d’une mobilisation sociale majeure sur ce sujet est cependant limité.

