La
réponse du ministre de l’Intérieur Jean-Marie Halsdorf à la question
parlementaire de la députée socialiste Claudia Dall’Agnol a été très
courte. Celle-ci s’enquiert de savoir si les agents de la police sont
régulièrement confrontés à des problèmes procéduraux lorsqu’ils mettent
en détention des personnes qui présentent un taux d’alcoolémie supérieur
à 1,4 pour cent. Lorsqu’ils présentent la personne arrêtée à un
médecin, celui-ci établit en général un certificat médical qui confirme
que la personne concernée est apte à être incarcérée. Dall’Agnol
s’inquiète pour les agents de police, qui se verraient obligés de placer
la personne ivre en garde à vue, alors que les responsables du Centre
pénitentiaire refusent l’admission de personnes fortement alcoolisées.
Mais Dall’Agnol ne met pas en question en soi le placement des personnes
concernées au Centre pénitentiaire. Elle veut par contre savoir si le
placement en garde-à-vue d’une personne ivre – qui devrait normalement
se retrouver en détention préventive au Centre pénitentiaire – est
conforme aux procédures à respecter par la police. Le ministre ne répond
pas vraiment, mais explique brièvement qu‘au cas où la prison refusait
l’admission, les services de la police disposent que la personne soit
transférée à l’hôpital de garde. Dans ce cas, la police est chargée de
la garde de la personne jusqu’à son admission au Centre pénitentiaire.
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