La parité et les paradoxes

(dv) – Le Conseil national des femmes du Luxembourg (CNFL) n’a pas attendu longtemps pour fournir une première analyse de la représentation des femmes à la Chambre des député-e-s renouvelée ce dimanche. Le CNFL ne peut cacher sa déception : la part des femmes directement élues est même en recul par rapport aux élections précédentes (14 cette année contre 15 en 2009). Ce taux peut évidemment encore changer une fois le gouvernement constitué et les « rochades » personnelles mises en branle. Il est toutefois intéressant de constater que le DP est le parti duquel ont été élues (en pourcentage) le plus de femmes, alors qu’il est un des seuls à refuser toute forme de réglementation de quotas. A l’inverse, les partis ayant des quotas se retrouvent avec des groupes parlementaires très masculins. Ceci n’est pas vraiment étonnant, et le CNFL le relève également : notre système électoral n’est pas adapté à ce genre de règle. Il ne suffit pas de présenter des candidates, encore faut-il qu’elles soient visibles, surtout au niveau médiatique, pour pouvoir accéder à une certaine notoriété et donc la possibilité d’être élues. Ce qui a été démontré lors des tables rondes officielles qui, malgré leur caractère soporifique, étaient surchargées en testostérone.


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