Que la miraculeuse conception de l’association Lët’z Arles – qui avait acheté de l’espace aux prestigieuses Rencontres photographiques d’Arles afin de s’y adonner au « nation branding » – ait soulevé des questions, nous l’avions déjà écrit. Alors que l’événement vient à peine de se terminer, le 24 septembre, un curieux courrier a atterri dans la boîte postale du woxx. Signé par un « collectif aaMa – association des artistes maltraités d’Arles », il donne un aperçu bien informé de tout ce qui s’est mal passé en coulisses. Notes d’hôtel non réglées pour les artistes ayant organisé des workshops, dîner de gala excluant les artistes, contournement de règles d’attribution des aides par un des mécènes, reproduction de clichés sans respecter les dimensions ou encore édition d’un catalogue avec des textes déjà existants – les trois pages sont un joyeux ramassis de gaffes et de couacs. Il semble bien que les priorités du comité de l’association Lët’z Arles – qui comporte quand même des coryphées comme Laurent Loschetter ou Florence Reckinger-Taddeï (tous les deux membres du CA du Mudam) – aient été ailleurs, plutôt qu’à l’organisation correcte de « son » événement. Mais on pardonnera aux débutants.
Corruption à la Direction de l’immigration : Mémoire sélective
Les affaires de corruption présumée à la Direction de l’immigration ont débuté quand Jean Asselborn en était le ministre de tutelle. Elles se sont poursuivies sous le mandat de Léon Gloden. Tous deux affirment n’avoir eu qu’une connaissance limitée des faits, qui sont pourtant d’une exceptionnelle gravité.

