Un mauvais publicitaire s’en tient, pour vendre le produit qu’il veut mettre en valeur, à y associer une jeune femme dévêtue ou presque. Ce procédé usé jusqu’à la corde vient d’être employé par une entreprise luxembourgeoise pour promouvoir ses … parquets. L’on y voit une jeune femme en sous-vêtements lascivement allongée à même le sol. Le commentaire accompagnant la photo n’est pas des plus subtils : « Verführerisch, unser neuer Bodenbelag… Das sinnliche Erlebnis aufs Parkett ». La publication de l’annonce dans certains journaux a évidemment suscité l’indignation du Cid-femmes qui s’est adressé à la Commission luxembourgeoise pour l’éthique en publicité en l’appelant à mettre cette pub à l’index. Son argumentation repose sur deux axes : d’un côté, l’organisation critique à juste titre la réduction de la femme à un objet constamment disponible. Par contre, le deuxième argument est peut-être un peu maladroit. Comme la femme illustrée passe ses mains à son front et à ses cheveux, le Cid-femmes y voit une manière de se protéger de la violence physique. Mais cette pose d’une femme passant ses mains à travers sa chevelure est un classique trivial de la photographie de charme. Question d’interprétation peut-être. Dommage tout de même, car cet argument tend à fragiliser la critique légitime du Cid-femmes.
Salaire social minimum : Un passage en force sans trop de risques
La hausse de 170 euros du salaire social minimum au 1er janvier 2027 mécontente aussi bien le patronat que les syndicats, qui dénoncent une décision unilatérale du gouvernement. Pour la coalition, le risque d’une mobilisation sociale majeure sur ce sujet est cependant limité.

