L’Union européenne et ses Etats membres adorent l’austérité, les coupes de dépenses et les réductions d’effectifs. Et ce qu’ils font subir aux populations, pourquoi ne le feraient-ils pas aux fonctionnaires européens ? C’est la raison pour laquelle hier, le jeudi 8 novembre, les syndicats de la fonction publique européenne ont appelé à une grève interinstitutionnelle. Capitale européenne avec Bruxelles et Strasbourg, Luxembourg a donc aussi été touché. Les syndicats reprochent aux Etats membres de continuer « à attaquer sans relâche nos conditions d’emploi » et exigeraient « des coupures dans les dépenses administratives qui mettraient à genoux les institutions de l’Union ». Mais ils s’en prennent également à la Commission qui « continue ses réductions d’effectifs, anticipant les débats sur les perspectives financières et créant dans tous les services désarroi et désorganisation ». Et le temps presse : le 14 novembre, le président du Conseil, Van Rompuy, entamera les contacts avec les Etats pour préparer les négociations sur les perspectives financières car la décision devrait être prise lors du sommet des 22 et 23 novembre. Entre-temps, une seconde grève est prévue pour le 16 novembre. Rappelons que le 14 novembre sera une autre journée de grève : les syndicats de Grèce, d’Espagne et du Portugal ont appelé à la grève générale.
Du neuf au LSAP et du rififi à l’ADR
Chez les socialistes, Francine Closener et Dan Biancalana ont cédé la coprésidence du parti à Georges Engel et Maxime Miltgen, lors du congrès du LSAP, à Hollerich, samedi 14 mars. Un choix de direction intergénérationnelle pour préparer au mieux les législatives de 2028, avec l’ambition de revenir au gouvernement. Le premier, député du Sud et...

