Avec quatre autres membres du Conseil de sécurité des Nations unies, le Luxembourg appelle à ce que la Cour pénale internationale (CPI) soit saisie des crimes de guerre actuellement commis en Syrie. Cet appel fait suite à une lettre de 58 pays au Conseil de sécurité lui demandant la même chose. En effet, la Syrie n’ayant pas reconnu la CPI, seul cette institution onusienne peut imposer l’autorité de la Cour. Or une telle décision est à la merci du veto des membres permanents, notamment la Russie et la Chine. Les ONG de défense des droits humains réclament la saisine de la CPI depuis de longs mois, tout en insistant sur le fait que des crimes de guerre sont probablement commis par l’ensemble des acteurs. Eviter de pratiquer le « deux poids deux mesures » est essentiel pour la crédibilité de la CPI (woxx 1169). Paradoxalement, c’est dans le contexte de la crise au Mali qu’elle pourra faire ses preuves, là où le Luxembourg se montre bien plus belliciste qu’en Syrie. Car la CPI vient d’accéder à la demande d’enquêter, formulée par le gouvernement en place en juillet dernier. Si, comme le demandent les ONG, la Cour traite vraiment à égalité les acteurs maliens, cette enquête pourrait se retourner contre le gouvernement… ainsi que contre ses troupes alliées européennes.
Harcèlement moral : plus de moyens pour l’ITM
En avril 2023, la Chambre adoptait une loi pour lutter contre le harcèlement moral au travail, en confiant à l’Inspection du travail et des mines (ITM) la charge de traiter les plaintes et de mener d’éventuelles enquêtes. Où en est-on trois ans après ? Répondant à une question parlementaire du député pirate Sven Clement, le ministre du...

