Sous le feu depuis le feuilleton autour du fonctionnement du fichier central de la police judiciaire – « plus grave que l’affaire SREL » (Laurent Mosar, CSV) –, le parquet de Luxembourg a multiplié ces jours-ci les annonces, dont la plus spectaculaire concerne l’affaire Bommeleeër et l’inculpation, mercredi, de neufs des dix personnes entendues entre mai et juillet, parmi lesquelles cinq anciens dirigeants de la Gendarmerie grand-ducale, soupçonnés d’avoir rendu possible la série d’attentats à la bombe durant les années 1980 « grâce à leur protection, leur conseil et leur direction ». Trois anciens enquêteurs de la Sûreté publique ont également été mis en cause « pour faux témoignage en matière criminelle en relation avec l’observation de Bernard Geiben à Bruxelles ». Le parquet précise que l’ancien chef de la brigade mobile ne figure pas parmi les inculpés, même si un ancien membre de l’unité a été inculpé du chef de faux témoignage en matière criminelle. Enfin, jeudi, le parquet a annoncé le classement de l’affaire ChamberLeaks et la fin des poursuites contre deux journalistes de Radio 100,7. Les faits mis en cause ne seraient pas « de nature à caractériser de manière suffisante une infraction en matière de cybercriminalité qui pourrait justifier la continuation des poursuites pénales contre les personnes visées dans cette instruction ».
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...

