Un député vert pose une question parlementaire à une ministre verte. La biodiversité, décidément, n’intéresse pas grand monde. Carole Dieschbourg répond, brièvement d’abord sur le volet européen, où le bilan de la présidence luxembourgeoise est plutôt bon (woxx 1353). Ensuite sur le volet national – longuement, honnêtement : « Le Luxembourg est loin de répondre à toutes les exigences européennes concernant la protection de la biodiversité. » Le problème ne serait pas du côté de la transposition des directives. Des lois, on en a, mais comment pratiquer la conservation de la nature dans un pays au cœur de la mondialisation ? La ministre indique en tout cas que le déclin de la biodiversité est lié aux « changements dans la composition et la structure des paysages ». Puis précise que les pertes sont notamment dues à « l‘urbanisation [et] l‘extension d‘infrastructures de transport ». En d’autres mots, plus le Luxembourg gagne en termes de prospérité économique, plus il perd en termes d’écologie. Réconcilier les deux exigerait de révolutionner nos modes de vie et de consommation. Carole Dieschbourg, du haut de son « Héichhaus », souhaite que « la biodiversité [soit] davantage intégrée dans toutes les politiques sectorielles ». Ce n’est pas faux. Mais pourquoi ne pas dire simplement qu’il y a contradiction entre notre style de vie et notre survie ?
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...

