Mettre à disposition des pays du Sud 100 milliards de dollars à partir de 2020, c’est l’engagement pris par les pays développés lors de l’accord climatique de Paris en 2015. Le compte n’y est pas encore, mais le seuil pourrait être atteint dans les années qui viennent. Or, cela n’a rien d’une bonne nouvelle, constate le rapport d’Oxfam « Les vrais chiffres des financements climat ». En effet, le volume de financement de 2017-2018, officiellement de 59,5 milliards de dollars par an, est largement surestimé, selon l’ONG. Tout d’abord parce que les pays comptabilisent l’ensemble des projets qui ne sont que partiellement liés au climat. Surtout, la plupart des financements comportent une part de prêts, parfois à taux élevé, qui devra être remboursée ultérieurement. Oxfam estime que la valeur financière nette – la part de dons – de ces transferts représente moins de la moitié des montants déclarés officiellement. Un surendettement des pays pauvres pour faire face aux conséquences du changement climatique est un scénario possible. Oxfam fait en tout cas des propositions pour réformer l’organisation de la finance climat, car « si l’objectif des 100 milliards de dollars était atteint dans ces conditions, il n’y aurait pas de quoi se réjouir, bien au contraire ».
Business first : la BCEE ferme les comptes de la CPI
Le ministre CSV des Finances, Gilles Roth, a confirmé que la Spuerkeess a fermé les comptes que la Cour pénale internationale (CPI) détient auprès d’elle, lors d’un échange animé avec la députée Déi Gréng Sam Tanson, à la Chambre, ce 3 mars. La banque, détenue à 100 % par l’État, a pris cette décision de manière indépendante, sans intervention...

