Kulturkadaver

+++ L’Exit07 s’excite. Quelques mois avant la fermeture – qu’on n’espère pas définitive – de ce local exellent, qui est sans doute un des principaux enrichissements de cette année culturelle pleine d’évènements, l’Exit a su montrer de quoi il était capable. Vendredi passé s’y tenait un véritable festival. Du moins point de vue foule, on aurait pu se croire au Pukkelpop ou aux Eurockéennes. Organisé par le Service National de la Jeunesse (SNJ), « The Final Countdown » fût aussi la fin du volet luxembourgeois de la campagne européenne « Tous différents, tous égaux ». Sur la petite scène de l’Exit, des groupes luxembourgeois comme Eternal Tango se sont succédés au cours de l’après-midi. Le soir venu, il était temps de bouger vers la Rotonde 2 où plusieurs têtes d’affiche internationales, comme Kinky Beat, faisaient leur apparition. Plus discret mais tout aussi charmant fût la programmation du samedi. C’était le tour des DJ de Sonic pour inviter des musiciens dans le cadre du programme « Be My Guest ». Comme seul « vrai » groupe, ils avaient invité les dada-poppeurs de Minipli qui en profitèrent pour présenter leur premier album. De plus il y avait le court-métrage expérimental « Pouvoir d’achat » et la Djane d’outre-Manche Cozette qui a permis de finir la soirée en beauté. Et ils veulent vraiment fermer ça ?
+++ Familienpassfotos ans Schlüsselbrett geheftet, den Gipsabdruck vom schwangeren Bauch an der Wand oder den unverwandten Blick einzelner Menschen, so einige der Fotomotive von Patrick Galbats. In seiner neuen Ausstellung in der Galerie der Kulturfabrik geht es um „Le nouveau paysage familial“. Die von Galbats in Schnappschussmanier eingefangenen Familienstrukturen glänzen dabei weniger durch Harmonie und Zusammenhalt als durch Abwesenheit von Gemeinschaft und zeigen ein soziales Umfeld, das eher ärmlich und desolat wirkt. Verdreckte Hauseingänge, verlassene Hinterhöfe und Garageneinfahrten sind immer wiederkehrende Motive. Kinder oder Jugendliche, die scheinbar sich selbst überlassen sind – wie der kleine Knirps, der auf seinem Kindersofa gebannt vorm Flachbildschirm hockt. Alte Menschen stehen verloren in ihren mit Nippes und Erinnerungen angefüllten Räumen. Neben einer guten Bildkomposition, zeichnen sich Galbats Fotos insbesondere durch diesen anekdotisch-sozialen Charakter aus.
+++ Allez, puisque c’est un ami qui le demande, on va faire un effort et se rendre au théâtre. Plus habitué aux grands écrans de toile qu’aux planches, il ne fallait pas trop se faire violence. Autant aller voir une pièce d’un réalisateur du grand écran: le grand plus-new-yorkais-que-moi-tu-meurs Woody Allen. Central Park West, au Théâtre ouvert de Luxembourg (jusqu’au 5 octobre) est une pièce qui a tout pour plaire aux imperméables du théâtre contemporain: on dirait presque un film. Chouette! Côté scénario, pas de surprise, c’est du Woody plus que kasher: cinq bobos new-yorkais névrosés et givrés se déchirent le temps d’une soirée. En fait, rien ne va plus dans leurs histoires de couple (évidemment…) et leurs engueulades et humiliations réciproques les mettent tous à nu. C’est que les acteurs n’hésitent pas à mouiller leurs chemises pour le plus grand bonheur du public: au fur et à mesure, la pièce gagne en rythme et les rires sont assurés. Comme quoi, il faut parfois écouter ses amis.


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