Des incidents, toujours des incidents…

(da) – Pas un mois sans incident à la centrale nucléaire de Cattenom : selon EDF, le 8 août, des contrôles auraient permis de détecter un « défaut de serrage de vis sur le circuit de graissage de pompes » de deux unités. Des pompes qui servent, « en phase accidentelle », à injecter de l’acide borique, une substance ajoutée au liquide réfrigérant du circuit primaire, circuit fermé qui traverse le réacteur des centrales nucléaires, afin d’absorber les neutrons excédentaires et d’éviter tout emballement de la réaction. Pour pouvoir contrôler un réacteur, il est indispensable de maîtriser le taux d’acide borique dans l’eau. EDF assure que « le graissage de ces pompes de sauvegarde a toujours été assuré » et que les vis mal serrées ont été resserrées immédiatement après « la détection de cet écart ». Déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 13 août au niveau 0 de l’échelle INES, échelle internationale de classement des incidents et accidents nucléaires, l’incident a finalement grimpé au niveau 1, après vérifications, le 21 août. Mais, bien sûr, « cet événement n’a aucune conséquence sur la sûreté des installations, ni sur l’environnement ».
Pendant ce temps, en Belgique, deux réacteurs nucléaires, Tihange 2 et Doel 3, exploités par Electrabel, filiale du groupe français GDF Suez, ont été mis à l’arrêt. L’autorité belge de sûreté nucléaire avait déjà ordonné cette mesure après la découverte de microfissures dans les parois des cuves principales en 2012. Les réacteurs en question avaient été relancés en 2013 mais à nouveau arrêtés en mars 2014 : des tests supplémentaires avaient démontré une fragilisation inquiétante des parois. Ils pourraient redémarrer au plus tôt au printemps 2015 et au plus tard… jamais ! Un autre réacteur, Doel 4, présente une turbine de haute pression lourdement endommagée suite à l’ouverture volontaire d’une vanne d’un réservoir d’huile de la turbine à vapeur qualifiée de sabotage par Electrabel. Les trois réacteurs mis à l’arrêt forment près de la moitié des capacités belges de production d’énergie nucléaire.


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